Il était une fois, c'est ainsi que les belles histoires commencent généralement, un certain Arsène Wenger entraîneur de football de métier et dénicheur de jeunes talents de passion ! Cet homme fit un jour le pari de monter une une équipe dont la moyenne d'âge peinerait à dépasser les 25 ans. Revenons sur ce pari qui mérite d'être conté !
"Arsenal, le club le plus français des clubs anglais !"Avant de devenir l'hégerie d'une jeunesse dorée, Arsenal était l'emblème même de la réussite de nos petits français à l'étranger. Longtemps, et aujourd'hui encore, le nom Henry s'associait automatiquement à celui d'Arsenal. Une évidence même pour les moins footeux d'entre nous. Une génération de joueurs français qui a offert les plus belles heures de gloire au football londonien. Si Thierry Henry se chargeait de transformer l'ultime passe en but en attaque, l'un des moteurs de jeu des gunners se prénommait Robert Pirès aux côtés de Fredrik Ljungberg. Un duo dont l'alliance entre un jeu technique et une intelligence de jeu extraordinaire pouvait faire mouche au moindre débordement. Ces hommes n'étaient soutenus par nul autre que Patrick Vieira, capitaine et plaque tournante du jeu des Gunners entre 2002 et 2005.
Aujourd'hui encore Arsenal conserve son statut de club très "frenchie" avec six français dans son effectif, ce qui fait de la France le pays le mieux représenté dans les rangs des gunners suivit de près par les anglais et leurs cinq représentants.
Wenger ou l'âme d'Arsenal !L'année 1996 est une des dates phares de l'histoire d'Arsenal. Cette année marque le début d'une nouvelle ère: l'ère Wenger ! L'entraîneur venu tout droit du club japonais de Nagoya Grampus Eight rencontre un vrai succès populaire auprès des fans du club londonien. Il effectue d'habiles transferts pour ainsi faire venir des joueurs clés à l'image de Vieira. Celui qui avait quitté le football prématurément à l'âge de 32 ans pour se consacrer à sa véritable vocation, le métier d'entraîneur réussit durant l'intersaison de l'été 1996 ses plus jolis coups.
En l'espace d'une décade tout réussit à l'ancien coach de Monaco. Pour le plus grand bonheur des supporters du club, Arsenal réalise par deux fois le doublé coupe-championnat(1998 et 2002), les joueurs s'imposent par deux fois dans la FA Cup(2003 et 2005). Au delà de ces performances Arsenal bat des records. C'est ainsi que durant la saison 2004, en plus de remporter le dernier titre de champion d'Angleterre en date, les gunners se paient le luxe de ne jamais s'incliner et de porter le record d'invincibilité à 49 matches en Premier League. Ce qui aura valu au club le surnom de
"Arsenal l'invincible" ! Sous le règne de Wenger Arsenal aura, excepté durant la saison 1996-1997, toujours terminé sur les deux premières marches du podium.

Henry et les siens fêtent leur sacre de champions d'Angleterre en 2004 !La vague rouge des gunners inonde les coeurs de beaucoup de supporters anglais qui apprécient mieux que tout le monde les vrais rudiments du football. C'est ainsi qu'Arsenal, jusque là connu comme un sérieux outsider du championnat anglais, est propulsé au même rang que Manchester United et Liverpool, deux clubs mythiques du football anglais. Seule ombre au tableau: l'Europe. Malgré une Coupe de l'UEFA(1970) et une Coupe des Coupes(1994), la Ligue des Champions fuit toujours aux ambition des gunners et c'est sur la dernière marche qu'en 2006 les hommes de Wenger chutent contre le FC Barcelone. Jamais aussi près du but et tellement éloignés à la fois ! Dure réalité d'un football qui ne récompense pas toujours les plus méritants.
La jeunesse à la rescousse !Revenons à notre joli conte. Tout conte de fée moderne qui commence bien doit aussi, selon l'art de la littérature, se terminer de belle manière. Mais Arsenal n'est pas à la fin de son histoire. Loin de là. Le club tourne les pages d'un best-seller qu'il écrit unes à unes sans voir une limite quelconque à l'horizon.
Quoiqu'on en dise, le renouveau à Arsenal c'est tout ou rien ! Un changement radical et fondamental dans le club qui commence par le stade. Le théâtre témoin des plus belles époques du jeu d'Arsenal, Highbury est remplacé par l'Emirates Stadium. Les supporters y voient là une page de plus se tourner.
Mais une des pages les plus importantes de l'histoire d'Arsenal a été tournée durant l'été 2007. Celui qui représentait Arsenal à travers le monde quitte le club. Thierry Henry s'en va et Arsenal en prend un coup au moral ! Après avoir passé huit années sous le maillot des gunners et avoir trouvé les buts 226 fois en plus de 369 matches disputés, Henry fait ses adieux à un public qui n'oubliera jamais les loyaux services rendus et les exploits réalisés. Et alors qu'on pense que le départ de "Titi" affectera de beaucoup les performances futures du club, on est en droit de se dire aujourd'hui que l'erreur est bien humaine.

Fabregas et Walcott, deux emblèmes de cette jeunesse dorée !Mais la prudence a pris le dessus chez les supporters, qui toutefois profitent de cette forme olympique, Arsenal réussit son début de saison. Enchaîne les belles performances. Mieux, les londoniens sont leaders de leur championnat et ceci grâce à des jeunes dont les performances sont époustouflantes. Que ce soit en Ligue des Champions où cette jeunesse audacieuse s'en va pourfendre de deux buts les espoirs des Milanais, tenants du titre, à San Siro. Ils ont ainsi mis fin de manière peu glorieuse à la carrière européenne d'un certain Maldini, lui faisant clairement comprendre que la relève du nouveau football était assurée. Un petit coup de mou actuellement en championnat, mais Arsenal conserve sa première place à une dizaine de journées de la fin. Jamais la confrontation entre les Gunners et les Reds Devils n'avait été aussi intense. L'Angleterre vibre au rythme des buts de Cristiano Ronaldo pour Manchester et Emanuel Adebayor pour Arsenal, soit 40 buts à eux deux ! Rien ne résiste aux jeunes de Wenger !
Et leur ascension est, elle, irrésistible ! On n'oubliera pas la présence des cadres comme Lehmann ou William Gallas, mais c'est bien les jeunots qui ont pris les devants. Walcott ou Fabregas sont de véritables illustrations de cette jeunesse dorée. L'anglais, mis en valeur dans son club, aura été l'un des plus jeunes joueurs séléctionnés lors du mondial 2006 avec l'Angleterre. A 17 ans il réalise un premier rêve prendre part à une Coupe du Monde. Que demander de mieux ? Le second, pas plus maladroit, Cesc Fabregas fait partie des meilleurs joueurs de la planète à son poste et n'est autre que le bourreau de l'AC Milan en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Arsenal, et cela ne vous a pas échappé, est un club qui fait confiance à sa jeunesse avant tout, ce sont ainsi nos trois jeunes tricolores Gael Clichy(2504 minutes), Bakary Sagna(2240 mn) et Mathieu Flamini(2228 mn) qui sont les joueurs les plus utilisés au sein du club. D'autres joueurs comme Hleb, Bendtner et bien d'autres, malgré leur jeune âge, sont des dors et déjà des références du football moderne. Une politique de jeunesse progressive et qui paie sur le long terme.
Les
"Babys Gunners", nouveau surnom des londoniens précoces, croient dur comme fer au titre et force est de constater qu'ils ont les moyens de rivaliser aux côtés de Manchester United ou Chelsea pour retrouver la saveur perdue depuis 2004 d'un sacre en Premier League. Christian Bobin a dit,
"Les jambes de vingt ans sont faites pour aller au bout du monde" et celles des gunners sont, elles, prêtes à les emmener au bout du monde du ballon rond !