Espagne
Le mal-être de Thierry Henry
Peu en réussite et souvent critiqué, l'ex-gunner a tenu à mettre au clair sa situation.
Rédigé le 13/03/2008 à 18h00 par Ferreira David
C'est devant le pupitre du FC Barcelone, que Thierry Henry a donné rendez-vous a toute la presse ibérique. Fait étonnant pour être souligné, ce dernier en a profité pour évoquer son actuelle baisse de régime, ses performances peu flatteuses et faire le point sur sa vie privée.
Il est notamment revenu sur son divorce qu'il juge responsable de l'éloignement de sa fille Téa. Le blaugrana souffre de son absence, lui qui n'a pu passer que quelques moments avec elle en l'espace de huit mois: «Un père qui ne voit sa fille que cinq fois en huit mois ne peut pas être heureux, explique pudiquement Henry. Si je voyais un peu plus ma fille, cela aiderait car lorsqu'elle est là, je vais bien. Quand tu ne te sens pas en harmonie avec ta vie privée, ce n'est pas évident de donner un bon rendement sur le terrain».
Cependant, il a affirmé que cette séparation n'était pas la véritable cause de son rendement sportif. Les choix tactiques imposés par Rijkaard sont pour lui indiscutables: «Je ne demande rien à l'entraîneur, je ne me plains pas. Je respecte ses décisions.» Par ces propos, l'ancienne gloire de Wenger fait allusion à son positionnement sur les ailes de l'attaque barcelonnaise; poste qu'il n'a plus endossé depuis son départ de Monaco pour Arsenal, c'est dire si cela est lointain.
Mais personne n'est dupe et tout les fans du club espagnol ont pu assister au départ tant précipité qu'étonnant de "Titi", dimanche soir alors qu'il venait de se faire remplacer. Le joueur n'arrive pas à trouver d'explications concernant cette réaction: «Ce n'est pas quelque chose à faire. Depuis un petit moment, je suis sur les nerfs et je ne suis pas moi-même. Je fais des trucs que je n'ai pas l'habitude de faire.»
Ce que l'on pourra retenir de cette confrontation avec les médias, c'est que Thierry Henry est avant tout un homme comme tout les autres, que tous ceux qui ne voient en lui qu'un être arrogant et prétentieux, se trompent. Henry ne désire qu'une seule chose: «C'est de voir Téa plus souvent. Je donnerais volontiers tous mes titres pour rendre la chose possible.»
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