France
Monaco, ce club qui coule
En difficulté en championnat, l'AS Monaco s'enfonce au classement ... au point que ses dirigeants envisagent déjà la lutte pour le maintient.
Rédigé le 19/03/2008 à 12h25 par Guillaume Soulier
Qu’il est loin ce temps où Monaco dominait le championnat et avait réussi à atteindre la finale de la Ligue des Champions ! Aujourd’hui, la place n’est plus à l’euphorie des joutes européennes mais à la triste réalité de la Ligue 1. Et cette réalité pourrait bien prendre des aires de lutte pour le maintien dans les semaines à venir.
Doucement mais sûrement, Monaco s’enfonce dans les bas-fonds de notre championnat. Récemment humiliés par Bordeaux (0-6), les monégasques ont de nouveau mordus la poussière le week-end dernier face à Lyon (0-3). Affligeants dans le jeu, les joueurs de la Principauté manquent de volonté sur le terrain. Désormais 12e au classement à 5 points du premier relégable, Monaco est en roues libres sur la pente glissante menant à la Ligue 2. Une chute que plus rien ne semble en mesure d’arrêter. Même Ricardo, qui a déjà fait ses preuves à Bordeaux, paraît bien impuissant face à une telle situation. Comment un tel club a-t-il pu en arriver là en si peu de temps ?
L’âge d’or de l’AS Monaco s’est éteint avec le départ de son entraîneur charismatique, Didier Deschamps, en septembre 2005. Frustrés ou déçus, bon nombre de joueurs de l’épopée européenne de 2004 quittèrent un club déjà amputé de ses cadres. C’est alors que commença une période de précarité et d’instabilité qui dure toujours. Depuis le départ de l’ancien champion du Monde, pas moins de six techniciens se sont succédés sur le banc monégasque en moins de trois ans. Difficile dans ces conditions de mettre en place un projet sportif stable et durable.
Mais les entraîneurs ne sont jamais les seuls responsables d’un échec. Du talentueux effectif vice-champion d’Europe 2004, il ne reste plus que Flavio Roma et Lucas Bernardi, derniers rescapés d’un exode massif. Les joueurs clés de l’époque, Ludovic Giuly, Jérôme Rothen ou Fernando Morientes pour ne citer qu’eux, ont été peu ou pas remplacés. En allant d’échecs en erreur de castings, les dirigeants monégasques ont peu à peu affaiblit leur équipe. Aujourd’hui, le constat est terrible. Incapable d’élever son niveau de jeu, le club de la principauté ne parvient plus à tenir la comparaison face aux clubs du haut du tableau et ne doit plus se contenter que de challenges de seconde zone.
Club instable par excellence, l’AS Monaco récolte aujourd’hui les fruits de sa politique précaire. Dans le creux de la vague en championnat, Ricardo est en train de mesurer l’ampleur du chantier qui l’attend. Un chantier dont seul un changement de mentalité doublé d'un regain de motivation de la part des joueurs pourront venir à bout.
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