L'espoir semblait avoir changé de camp !
L'arbitre siffla la fin du temps réglementaire, et donc le début de la prolongation, et on s'attendait légitimement à voir une équipe du Bayern continuer sur sa lancée afin d'achever des Espagnols réduits à dix depuis trop longtemps...
Que nenni ! Les joueurs de Michael Laudrup démontrèrent une fois de plus leur courage et leur allant offensif en inscrivant deux buts coup sur coup dès le début de la prolongation, tout d'abord sur une superbe frappe pleine lucarne de Casquero des 25 mètres (91ème), puis sur un but de renard du revanchard Braulio, profitant d'une grossière erreur de Lucio dans sa propre surface (93ème).
Le break était fait, plus rien ne semblait pouvoir empêcher Getafe de réaliser son rêve européen.
Le petit stade de la banlieue madrilène pouvait logiquement chanter ses "Olé, Olé" à tue-tête et clamer son amour pour ses joueurs, tant leur courage et leur détermination était beau à voir.
Sur son banc, Michael Laudrup semblait serein et confiant en ses joueurs, et ils étaient en train de lui donner raison !

Pourtant, cet exploit que tout un peuple tenait à portée de main était en passe de s'envoler...Un retournement de situation comme seul le football peut en donner !
Une désillusion à la hauteur de la très belle partie jouée par les madrilènes...
Alors que le cœur n'y était plus côté allemand, le jusque là très irréprochable "Pato" Abbondanzieri relâcha un centre anodin et laissa Luca Toni, peu en verve jusque là, marquer dans le but vide (115ème).
Il y avait de quoi s'en vouloir mais pas encore de quoi s'inquiéter, puisque le Bayern devait marquer encore une fois durant le peu de temps qu'il restait à jouer.
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Le football est un sport qui se joue à onze, et à la fin, c'est les Allemands qui gagnent" raconte le vieil adage...
C'est bien ce qui arriva aux malheureux espagnols, à la 119ème minute de jeu, quand Toni catapulta un énième centre de Sosa dans les filets, qualifiant ainsi son équipe.

Les joueurs de Getafe pouvaient être dépités, Laudrup pouvait faire la moue, les supporters pouvaient pleurer, rien n'y faisait, c'est bien Hitzfeld et ses hommes qui iront défier les Russes du Zenit St Petersbourg en demies, privés toutefois de leur buteur italien (10 buts) suspendu.
Quoiqu'il en soit, même si Getafe n'imitera pas ses voisins de Séville et de l'Espanyol, finalistes l'an passé, il peut être fier de son parcours européen cette saison, et surtout du beau jeu proposé une nouvelle fois ce soir face au grand favori de cette compétition.
Tous les amateurs de football pleurent avec le petit poucet espagnol ce soir, mais lui souhaitent tout de même une brillante fin de saison, avec une victoire en Coupe du Roi le 16 avril prochain contre Valence, récompense méritée d'un fabuleux parcours...