Comme l’an passé, l’Angleterre comptera trois représentants de son championnat en demi-finale de la Ligue des Champions. Un exploit conséquent qui lui permettra de voir une de ses formations disputer la finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes pour la quatrième saison consécutive. Peu à peu, année après année, l’Angleterre s’impose comme la référence footballistique. Comment ce championnat en est-il arrivé là ? Explications.
Le football dans le sangContrairement en France où le football n’est qu’un sport parmi tant d’autres et qui ne passionne qu’une partie raisonnable de la population, il est encré dans la culture et le patrimoine national de pays comme l’Angleterre, l’Espagne ou l’Italie. Dans ces pays, le ballon rond est un mythe et les joueurs sont vénérés. Soutenus adulés, les clubs de ses grandes nations du football s’agrandissent, s’améliorent et attirent les meilleurs joueurs. Des joueurs qui, peu à peu, s’impriment de cette culture. Interviewé par Téléfoot, Patrice Evra a parfaitement définit ce sentiment :
«Lorsque j’étais à Monaco et qu’on faisait match nul à Lyon ou à Marseille, les gars se félicitaient : « Ouai c’est bien les gars, on n’a pas perdu au Vélodrome». Alors qu’à Manchester, si on ramène le nul de Chelsea, on n’est pas content, on n’a pas gagné ! » Cette mentalité, poussant les joueurs à se dépasser, améliore le rendement de leurs clubs et de leurs championnats. Mais pourquoi l’Angleterre, plus que l’Espagne ou l’Italie, domine actuellement l’Europe du football ?
La victoire de l’argentSi le football réussi si bien Outre-manche, il le doit en partie à la très importante manne financière dont il dispose, injectée entre autres par de très généreux hommes d’Etats. Trop heureux de voir en ce sport un terrain d’entente et de communication avec leurs co-citoyens, ceux-ci n’ont pas hésité à sortir le chéquier. En renonçant aux impôts de leurs stars et en les payant grassement, plus que dans n’importe quel autre championnats, ils leurs offrent une fiscalité plus qu’avantageuse. Une façon comme une autre d’attirer le client chez soi … A cela s’ajoute le fait que la plupart des gros clubs anglais ont à leur tête des présidents ou actionnaires dont les comptes bancaires sans fond viennent remplir leurs caisses. Ce succès par l’argent, Chelsea l’illustre parfaitement. Club de seconde zone il y a quelques années où il ne se contentait que de la lutte aux places européennes, il a retrouvé de sa superbe avec l’arrivée du richissime Roman Abramovic. Dépensant sans compter, amassant les stars puis les titres, il a emmené son club vers les sommets du football international.
Grâce à une intense culture footballistique, l’Angleterre est parvenue à faire de ses clubs des machines à gagner, financées par l’Etat et l’aide des plus grandes fortunes de la planète. Possédant les clubs les plus riches et les joueurs les mieux payés (
lire l’article), elle est parvenue à retransmettre sa réussite économique sur le terrain. Elle a ainsi fait comprendre aux meilleurs joueurs du monde qu’elle pourra leur apporter fortune mais aussi gloire. Ceux-ci s’y sont donc rués, avec le résultat que l’on connaît. Comme quoi dans le football, tout n’est parfois qu’une histoire de gros sous …