Pas de quartier, pas de pitié :Il y a une tendance naturelle à mettre le pied sur le frein, le capitaine caennais Nicolas Seube, a tenté de remettre les choses en ordres. Au coeur du mois d'août, alors que Malherbe n'affichait pas encore les prémices d'une remarquable mi-saison, qu'on s'étonnait tout de même de voir Paris et Marseille derrière le SMC au classement. Le capitaine bas-normand s'était exprimé en début de saison :
«Qu'on ne se trompe pas, ces deux équipes finiront devant nous», se rappelle t-il. Pour ce qui est de Marseille, le natif de la ville rose ne s'est pas trompé, mais en revanche pour le PSG, seule une victoire parisienne ce soir pourrait encore lui donner raison.
Une fois de plus le championnat fait un pied de nez aux évidences. Nicolas Florentin s'explique :
«Il n'y a qu'à regarder Lyon, ils sont plus haut que tout le monde et n'ont que quatre points d'avance sur Bordeaux». Ce samedi dès 20h00, Caen peut faire trembler un pan de l'histoire du football français déjà bien vacillant et pousser un peu plus vers la L2 un candidat annoncé à l'Europe en début de saison. Yoan Gouffran s'émeut d'une possible relégation du club de la capitale, un club qu'il aurait dû rejoindre au dernier mercato hivernal :
«Comme toutes les grandes capitales d'Europe, cette ville mérite d'avoir un club en Ligue 1. Le PSG connaît des difficultés, mais reste un grand club, qui a remporté des titres, je ne dis pas que c'est impossible que Paris descende, mais ça me ferait bizarre même si Marseille et Nantes la saison passée y sont allés et s'en sont remis». Cela n'empêche pas l'international espoirs de rester motivé :
«Je comprends que les dirigeants parisiens aient pu être énervés par mon renoncement, mais il y a des choses qui n'ont pas été étalées dans les médias. Il y a des déclarations que je n'ai pas oubliés».

Contrairement à ce dernier, l'attaquant caennais Lilian Compan s'émeut peu du sort parisien :
«Franchement, ce n'est pas notre problème», avant que le défenseur malherbiste Jérémy Sorbon en rajoute :
«Evidemment, voir Lens, Toulouse ou Paris en être là sa surprend tout le monde. Mais nous, on a du travail à faire, des points à améliorer dans notre jeu et un match à gagner pour assurer notre maintien». Très remonté par l'arbitrage, le coach caennais Franck Dumas s'en remettra lui au jugement de la pièce. En période de crise d'arbitrage jugé contraire, il n'avait pas mâchés ses paroles au soir d'une déroute à Lille (5-0) :
«Il y a des décisions bizarres, je commence à croire qu'on ne veut pas faire descendre le PSG» avait-il lâchait.
Le PSG est un fort vecteur d'exposition pour la L1. Ceci laisse place à toutes suspicions et de pression aussi pour le club de la Ville Lumière, forcément en permanence sous les feux de la rampe.
Le PSG nouveau est en retard !Si le Bordeaux version 2007-2008 est de bon goût, c'est loin d'être le cas du cru, PSG 2008....
Pauleta sauveur des troupes parisiennes en Coupe de France mercredi face à Carquefou à permit à son équipe d'éviter les railleries qui auraient sans aucun doute suivi l'élimination. Le préretraité de 35 ans est en ce moment l'une des rares individualités à tirer le PSG vers le haut, avec Rothen qui sera absent pour cause de blessure à d'Ornano ce soir. Pourtant, le portugais affirme ne pas être le "Zorro" de son équipe :
«Mais je ne suis pas le sauveur. Tout le monde est le sauveur». Pas grand monde plutôt à ce jour. Car Paris qui affiche 35 points au compteur à cinq matches du dénouement final de la saison, c'est que forcément les individualités déçoivent. En leader de ces déceptions, les deux recrues brésilienne du dernier mercato, Souza et Everton tout deux sorties contre Carquefou pour des bobos. Pour pallier à l'absence de Jérôme Rothen, Paul Le Guen devra vraisemblablement trouver une autre option. Diané, lui, est encore incertain.

Si les individualités déçoivent, le collectif reste intriguant. En ce moment, c'est la capacité du Paris-SG qui pose question. Le club parisien semblait avoir fait le plus dur en menant 2-1 face à Nice avant de céder dans les 10 dernières minutes et concéder une nouvelle défaite (2-3). Alors que les Caennais retrouvent de la fraîcheur physique, leurs hôtes de main semblent singulièrement manqués de gaz. Un championnat sans le club de la capitale parmi l'élite, est-ce envisageable ? Ca ne court pourtant pas les rues en Europe.
Le PSG qui n'a plus connus de saison plus noire depuis 20 ans est actuellement reléguable, mais pas encore en Ligue 2 même si la marge de manœuvre est bien réduite. Incapable de gagner à la maison avant la 20e journée, le 13 janvier dernier contre Lens (3-1), Paris compensait par de belles prestations à l'extérieur avant la trêve fort de leur 6 succès, 3 nuls et une seule défaite. Depuis janvier, les Parisiens ont retrouvé quelques couleurs au Parc des Princes, mais ont totalement abandonnés leur série hors de la capitale (aucune victoire depuis le 23 décembre). Sans solution miracle, le président Caysac s'en remet à la chance et au mental de ses joueurs :
«L'exercice maintenant consiste à montrer qu'on en a».
Montrer qu'ils s'en ont, cette expression sera d'ordre à Caen ce soir, la victoire est impérative pour tenter d'enrailler une spirale qui semble pourtant inévitable pour le club parisien qui peine à remplir son épuisette plus que percée.
Conférence de presse de Paul Le Guen (à l'hotel à Caen)
Conférence de presse de Franck Dumas (à Caen)