Courage, envie, intelligence…Cela n’a échappé à personne ! Steve Savidan est un guerrier. Pour preuve : sa mi-temps face à l’Uruguay mercredi. Sélectionné en Equipe de France, Savidan est venu illuminer la rencontre. Son envie de bien faire, sa «
gniac », son sens du but ont fait de lui un «
guerrier bleu ». Et pourtant, il y a quelques années «
Savigol » était très loin du Stade de France. Son histoire, on l’a entendu par ci par là (voir notamment le très bon portrait de Valentin «
Steve Savidan, le nouveau JPP »). L’histoire d’un ancien serveur dans les bars, un ancien éboueur qui enchaînait les clubs modestes. En 2003, il joue à Angoulême, club amateur de National, puis signe à Valenciennes. Le club du Nord de la France grimpe les échelons et porte son buteur vers le haut. Du National à la Ligue 1, de l’amateurisme au monde professionnel, son histoire est proche du conte de fée. Aujourd’hui, l’ancien buteur du Stade Lebon d’Angoulême est venu éclairer le Stade de France…
Du National à l’InternationalAvant Savidan, un autre personnage était venu bousculer la France. Souvenez-vous d’un certain «
gamin de Boulogne-sur-Mer ». De club en club, le Ch’ti Franck Ribéry galère à venir imposer son style et n’arrive pas à vivre financièrement avec sa passion : le football. Entre l’US Boulogne, l’Olympique Alès ou le Stade Brestois rien ne présageait l’avenir doré de «
Kaiser Franck ». La suite de sa carrière, on l’a connaît : Metz, Galatasaray puis Marseille, en passant par le Mondial 2006 pour être désormais au Bayern Munich. L’ancien «
footeux du dimanche » foule actuellement les plus prestigieuses pelouses du Monde. La «
Ribery Mania » a envahit la France puis l’Allemagne en quelques mois. Le talent de «
Ti Franck » a fait plaisir a la France entière en insufflant une bouffée d’oxygène au Football Français.
Un « Pingouin » à AnfieldLes talents cachés sont très présents à l’échelon amateur. Outre Steve Savidan et Franck Ribéry, d’autres joueurs sont passés du National ou de CFA à la Ligue 1. Parmi eux, un certain Mathieu Valbuena. Même s’il a fréquenté le centre de formation de Bordeaux, Valbuena n’avait pas eu sa chance à cause de sa petite taille. Le Lutin du Vélodrome est actuellement connu pour avoir affiché son talent, entre autres, avec son sublime but à Anfield Road contre Liverpool. Et pourtant, en 2006, Valbuena n’était encore qu’un joueur amateur. Remarqué avec Langon-Castets (CFA2), il s’engage à Libourne-Saint-Seurin (National). Meilleur joueur de sa division, il s’attire alors les faveurs de l’Olympique de Marseille qui l’engage. La suite, on la connaît… De Libourne à Anfield, Valbuena a gardé l’esprit «
amateur » (
dans le sens mélioratif du terme).
Le foot amateur, la vraie formation ?Autre petite histoire, celle d’Alban Joinel. Ancien gardien de Carquefou (CFA2), il a fait, cette saison, ses grands débuts en Ligue 1 avec Lorient. Celui qui a appris le métier sur les terrains de l’ESA Brive (CFA) a une carte à jouer afin de s’imposer parmi l’élite. Même s’il n’a été titularisé qu’après un concours de circonstances, il a tenu ses cages lors de la plus belle compétition française pendant un match (une défaite 1-0 contre Nice). Le football amateur regorge de talents, et si les joueurs les plus revanchards étaient ceux qui chaussent les crampons le dimanche que par passion ? Et si ceux-là connaissait vraiment la valeur du maillot ? Les exemples précédents nous ont montré que certains d’entre eux avaient la «
gniac », l’envie d’avoir envie et ont réussi à bousculer le football tricolore. Avis aux amateurs…