Le football argentin s’est trouvé une nouvelle icône à adorer. Ever Banega, le jeune milieu intégré cette année à l’équipe première de Boca Juniors s’est rapidement imposé comme le régulateur de l’équipe de Buenos Aires en lieu et place d’un certain Fernando Gago…
Rédigé le 26/11/2007 à 11h05 par Simmons
Boca Juniors: Banega for Ever? Voilà un titre qui aurait eu fort belle allure si la réponse à l’interrogation n’avait pas été clairement et indéniablement négative. Le jeune Banega (19ans) est en effet aujourd’hui le joueur le plus convoité parmi toutes les étoiles illuminant la patrie de Maradona.
Il faut dire que depuis un certain mois de janvier, les supporters bosteros, orphelin de l’international Fernando Gago, n’ont que guère eu le temps de sécher leurs larmes puisque les talents de distributeur de la jeune pousse ont emmené le club xeineize vers une sixième Copa Libertadores et lui permettent à l’orée de décembre de demeurer en course pour la victoire finale en championnat.
Promis à un grand avenir
Fraîchement vainqueur du mondial canadien des -20ans en juillet avec la sélection jeune albiceleste, Banega avait alors éclaboussé la compétition de son talent déchaînant les louanges de son sélectionneur Hugo Tocalli qui voyait en lui une star montante du football mondial entérinant avantageusement la comparaison avec son aîné madrilène : « Il a un grand avenir devant lui. Il a le même style que Gago et doit maintenant apprendre à impliquer d’avantage ses coéquipiers. Une fois qu’il aura compris ça il jouera avec les A et dans un grand club européen. »
Une prédiction qui est probablement en passe de se concrétiser tant la justesse de son jeu et la sûreté de sa technique impressionnent depuis son avènement.
« Comme Gattuso mais avec encore plus de qualité »
Sollicité dans le courant de l’été par la Juve et l’Inter Milan, son président Mauricio Macri a d’ores et déjà ostentatoirement refusé en septembre une offre du Milan AC de 14 millions de Dollars proclamant : « Nous ne pensons que cette offre soit suffisante. Banega est comme Gennaro Gattuso, mais avec encore plus de qualités. » Rien que ça…
Plus récemment, le journal espagnol Marca révélait un intérêt de plus en plus appuyé de la part des dirigeants de l’Atletico Madrid, club où évolue déjà son compatriote Sergio Aguero.
Mais si l’Atletico dispose manifestement d’indéniables atouts pour convaincre le jeune prodige, la presse italienne évoque dans le même temps des prises de contact de la part des grandes écuries du Calcio (Inter, Milan, Juve) et de l’Olympique de Marseille, en prévision du prochain mercato hivernal.
Renseignements pris par Anigo
Selon de nombreuses sources et notamment le bihebdomadaire Foot Transfert, le directeur sportif José Anigo aurait en effet flashé sur le jeune argentin lors de son voyage et entretiendrait le doux songe de le ramener sur la canebière. Un rêve qui malheureusement devrait très vite se briser compte tenu de l’indemnité que réclamerait le président de Boca Juniors : une somme avoisinant les 20 millions d’Euros. Une opération semble-t-il donc hors de portée des finances olympiennes d’autant qu’une certaine opacité enveloppe le dossier.
Une opacité et une complexité dues notamment à une cohorte prestigieuse de courtisans puisque, outre les clubs précédemment cités, le FC Porto, le Bayern, Villaréal et surtout le Réal Madrid seraient également dans la course.
Le Réal disposerait d’une option
Le club madrilène, dans sa grande prévoyance, aurait d’ailleurs selon certaines sources, la main sur le dossier en vertu d’une option valable jusqu’au 30 décembre conclue lors du passage de Fernando Gago à la maison blanche. Un obstacle indéniable pour l’OM mais surtout pour le staff technique du Milan AC qui se montre visiblement le plus pressant sur l'affaire.
L’ambition du club lombard compte par ailleurs sans nul doute s’appuyer sur une relation privilégiée entretenue de longue date avec le manager de Banega qui se trouve être un grand ami d’Ariedo Braida, l’homme de l’ombre et bras droit de Galliani au Milan.
Le premier refus essuyé en septembre par ce dernier, loin d'avoir refroidi les ardeurs milanaises, laisse présager au contraire une monumentale passe d’arme pour l’obtention de la signature de celui que l’on surnomme « Yellow Card ». Banega, en technicien caractériel, attise en effet aussi les convoitises en raison de son mental d’acier, sa « grinta », un trait qui ne manquera de séduire les amoureux de joueurs à tempérament (mais qui lui a value quelques détours par la primavera, l’équipe jeune de Boca, pour la fréquence de ses expulsions…)
A l'heure qu'il est et quoiqu'il advienne, s’il en est bien un qui doit se frotter les mains par avance, c'est le président des Xeneizes. Avant de céder les rênes de son club, Mauricio Macri se trouve en effet investi de deux misions : remporter la prochaine Coupe Intercontinentale (contre le Milan AC…) et tirer un profit maximal de la vente de l’un des plus prometteurs footballeur de sa génération, le petit Ever Banega, l’adolescent à la « grinta » de Gattuso et aux pieds d’or de Pirlo.
Vidéo de Banega :
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